Quel jour on est ?

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Mardi 8 avril 2008


Dialogue entendu dans le Bocal lundi vers 9h :
  

Koala : Hey viens voir il neige !

Poulpe, à qui on ne la fait pas : Tu te fous de moi ?!

Koala imperturbable : Ben viens voir !

Intrigué mais néanmoins méfiant, le poulpe s’arrache au doux sommeil pour aller voir ça, tout en se rappelant qu’elle a raconté au Koala un poisson d’avril des années passées, le père du Poulpe est du genre moqueur, il lui avait fait le coup une fois, elle avait gobé le poisson jusqu’au trognon et avait couru jusqu’à la fenêtre pour découvrir que ce n’était qu’une blague. C’est donc d’un pas lent, mesuré, genre « je me lève mais c’est pas pour aller voir la neige, c’est juste que maintenant que je suis réveillée, autant aller prendre un petit dej ». C’était pas une blague, l’herbe, les voitures et les toits des voisins étaient recouverts de 5cm de neige scintillante et toute propre. La première neige de l’année. En avril. De quoi devenir chèvre. Bon, c’est bien joli tout ça, mais à midi tout avait fondu, j’ai même pas eu le temps d’aller acheter une luge à Décath’, pas fait une seule photo non plus. Mais je ne pourrai plus dire que je n’ai pas vu de neige cette année. C’est pas comme certains, comme ma frangine pour ne pas la nommer, qui n’ont pas vu la moindre miette de flocon et qui n’en verront plus vu que là c’est le printemps, serait temps que la Nature s’en souvienne, histoire qu’on sache comment s’habiller un peu.

 

A part ça, je peux enfin attacher mes cheveux, enfin la majeure partie, surtout l’arrière quoi, avec une pince. Devant c’est encore trop court, donc ça continue à boucler allègrement de partout, on dirait que j’ai un caniche mort sur la tête. Pour fêter ça, j’ai fait usage de fards et d’artifices, bref je me suis un peu maquillée, fond de teint pour cacher les rougeurs et les cernes, mascara et crayon noir, chemise classique, je me regarde dans la glace, j’ai failli hurler d’horreur. On aurait dit une adulte, une vraie, une qui sait où elle va, le genre qu’on appelle « Madame », le genre crédible… Pas le genre incapable de faire cuire des légumes à la vapeur sans laisser cramer la casserole. Ah ben si, c’est compatible, la preuve, ce soir j’ai fait cuire des poireaux pour faire mes fameuses quiches à 175 calories la quiche, je vais faire un tour du coté du Koala, lequel me télécharge gentiment quelques daubes musicales (catégorie techno, dance et électro) histoire d’agrémenter mes séances de vélo, on tombe sur des perles, on regarde les clips, et d’un coup, une odeur arrive jusqu’à nous. Merde, les poireaux ! Coloc était bien passé par la cuisine, avait bien senti « une odeur bizarre », mais n’avait pas fait le rapprochement avec la casserole posée sur une des plaques. Le pire c’est que j’ai beau mettre deux litres de flotte, je laisse toujours cuire jusqu’à complète évaporation, je suis incapable de me souvenir de ça, alors que je ne fais jamais rien bruler d’autre. Ni au four, ni à la poele, ni dans une casserole, c’est juste mon bidule à vapeur qui trinque systématiquement, allez savoir pourquoi. Je me demande combien de chocs comme ça il lui faut pour se désintégrer. Le Koala envisage de m’offrir un minuteur en forme de pomme, de vache, de grenouille, de poussin, n’importe quoi qui sonne assez fort en fait. On a aéré un bon moment, ça sent toujours, demain je passe la matinée les vitres ouvertes.

 

Niveau régime rien de neuf, je fais quelques bons repas avec le Koala, que je compense toujours dans la journée par un repas léger, ce qui fait que je ne grossis pas, je stagne un peu à -2,2kg, j’espère que c’est juste un pallier, faut intensifier le sport. Ça fait deux ou trois séances que je me ménage un peu, toujours le dos en vrac, c’est assez pénible. En fait ça fait peut-être un mois que je me réveille avec la douleur, ça commence à devenir chiant. Mais c’est pas comme si ça faisait 4 ans que je vis avec, de façon plus ou moins continue. L’avantage de la douleur continue, c’est qu’à force, on l’oublie, comme un acouphène. Le problème du sport c’est que ça risque réveiller la bête au moindre mouvement de travers. Le sport, finalement c’est pas si dur si on oublie le dos. C’est vrai, j’suis toujours pas fan de la chose, c’est pas encore un plaisir, enfin si, en un sens, ça fait du bien quand on arrête, mais c’est pas ce que les accros au sport veulent dire en parlant du plaisir du sport. Oui je suis contente de moi quand je fais ma séance, fière de la victoire sur ce corps pitoyable sur lequel je n’ai jamais eu aucun contrôle. Là je lui fais comprendre qui est le maitre, je le maltraite pour son bien. Si ça se trouve, la douleur, c’est sa dernière résistance, c’est tout ce qu’il a trouvé pour que je lui foute la paix, c’est dans la tête. Et la douleur ça purifie. Ou alors ça vous laisse coincée comme une conne, au choix, c’est pour ça que je fais pas ça juste avant d’aller bosser, je me laisse une marge pour me remettre un peu.

par Poulpette publié dans : Recettes en direct du Bocal
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Samedi 5 avril 2008


Au bout d’une bonne semaine, il est temps de faire un premier bilan. Bon ok, je l’ai commencé vendredi dernier, ça fait donc un peu plus d’une semaine, mais le samedi j’ai pas grand-chose à raconter en général donc ça sera le Jour du Bilan. Et puis je suis un peu coincée vu que je viens de me tartiner la tête de henné, faut le laisser poser une bonne heure.  Et je suis certaine que vous mourrez d’envie d’en savoir plus sur l’état de ma graisse.

 

 

Du point de vue physique d’abord. Ben oui, faut pas se leurrer, un régime c’est avant tout pour le physique. J’ai perdu deux kilos, puis repris 200gr en quelques oscillations de ma courbe de poids, j’ai donc perdu au final 1,8kg. C’est satisfaisant, même si en attaquant avec un régime à 900cal j’avais espéré un décollage un peu plus rapide. Faut croire que ma graisse m’aime trop pour me quitter comme ça du jour au lendemain. Ce qui est encore plus satisfaisant en fait, et qui m’empêche de sombrer dans le désespoir (raaah mais en mangeant trois bouchées je prends un kilo, pourquoi je peux pas perdre ce kilo en cessant de manger les trois bouchées en question ? à quoi ça sert de se priver ?) c’est que dans ce 1,8kg perdu, il y a, dixit Super Balance, 1,7kg de graisse pure. Et ça, ça me fait plaisir. Et j’ai perdu 3cm de tour de hanche, vous savez, la bouée que j’ai autour de la taille.

 

Les séances de sport, aussi pénibles soient-elles, n’ont pas été inutiles. Pénibles, désagréables, douloureuses parfois, mais pas inutiles. Et ça coupe vraiment la faim, c’est hallucinant. A part ça j’ai toujours horreur de transpirer et de bouger. A effort égal je m’essouffle moins, j’ai donc pu augmenter la cadence pour rester à un rythme cardiaque suffisamment élevé. Et réduire la résistance. J’suis pas là pour me muscler mais pour faire fondre mon gras. Même si ça me fait perdre en volume. L’idée est de perdre une dizaine de kilos, indépendamment du volume que j’occupe. La preuve est faite que le régime est amélioré par la pratique sportive, c’est pourquoi je vais continuer mes séances de 45 à 60mn tous les deux jours. Quand je m’en sentirai la force, je passerai à une séance par jour (l’avantage du travail à temps partiel), mais pour l’instant j’arrive à me tenir à mes séances tous les deux jours. Bon ok, aujourd’hui j’ai écourté pour cause de menaces de crampes. Mais je me sens plus tonique quand je pédale en rond.

 

Le coté tonique ceci dit ne dure pas au-delà de la séance de sport. Je me sens fatiguée, molle, les jambes en coton le reste de la journée. Au boulot je suis amenée à monter et descendre des escaliers assez souvent, assez vite, avec un gnome sur les bras, ou pire, avec un gnome en train de déborder, qu’il faut donc tenir à bout de bras pour éviter toute contamination (je n’emporte pas de fringues de rechange et aucun des hauts de la maman ne m’irait en cas d’accident, je le sais, c’est moi qui repasse ses affaires, elle met du 40, je la hais). Et à chaque fois je marque un temps d’arrêt en arrivant au sommet pour cause de jambes coupées. L’avantage c’est que je suis moins essoufflée. Vaincue par la fatigue, je me couche plus tôt, vers 23h minuit et je m’endors même si le Koala continue à bosser à l’ordi juste à coté, la preuve avant-hier soir je l’ai pas entendu se coucher. Je dors plus profondément, au point que je ne l’entends plus ronfler. Mais j’ai recommencé à me lever au milieu  de la nuit, décidément boire un litre et demi, ça me réussit pas. Ça m’empêche pas de continuer à rêver de trucs étranges, par exemple l’autre nuit j’ai rêvé que quelqu’un me tirait une balle dans le bras, ça saignait de partout, j’ai réveillé ma mère pour qu’elle me recouse, et j’ai réalisé que la coupable, c’était la Chieuse.

 

Le régime nuit gravement à la santé mentale. Je ne pense presque plus qu’à ça, que ce soit pour calculer ma ration de calories pour le repas, ou choisir la liste de musique pour la séance de sport. Mais j’arrive à manger à ma faim. Enfin à calculer comment remplir du volume en baissant la portée calorique d’un plat. Et à contrebalancer mes écarts. Bon ok, UN écart. J’ai su que cette buchette de Chavrou affiné était une erreur dés que je l’ai vue dans le rayon jeudi soir. J’ai été faible, elle a glissé toute seule dans le caddie, j’ai pas su lui dire non. Et une fois entamée je l’ai grignotée jusqu’à la fin. Forcément j’ai fait ça en l’absence du Koala, lequel est devenu tel un Geminy Criquet, je sens son regard sur moi en permanence. Il a même refusé de me donner une misérable barquette de Lu, je le déteste. Bon ok, j’en avais pas vraiment besoin, j’avais pas faim de toute façon. C’est pour ça qu’à part la fameuse buchette, rien dans le frigo n’est propice au craquage. Et pour ma défense, j’ai calculé les calories de la bestiole et les ai intégrées à ma ration quotidienne en réduisant ma portion du soir d’autant. Façon « il ne s’est rien passé ». Et j’espère que ça ne se reproduira plus. Je dois arriver à avoir des petits plaisirs gustatifs sans craquer comme un glouton.

 

La motivation est toujours là, les kilos aussi, mais ça va changer.

 

par Poulpette publié dans : Recettes Minceur
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Vendredi 4 avril 2008


Vous avez déjà tenté de repasser du linge avec un gnome de 12kg dans les bras ? J’ai testé pour vous. Ben c’est pas pratique. Alors j’ai tenté de le poser histoire de pas avoir à lui expliquer que oui, un fer à repasser c’est chaud (même si j’en connais un qui n’a pas hésité à coller des mains innocentes de gamine sur une porte de four histoire d’illustrer son cours sur les dangers de la cuisine) surtout parce que le gnome grillé ça sent pas très bon. Mais aujourd’hui le gnome était en mode pot de glue, option singe araignée. Il a passé son temps à tenter de m’escalader, à s’accrocher à moi.

 

 

 

Peut-être sentait-il que j’étais un chouilla énervée suite au trajet en voiture. Je suis arrivée en retard à la crèche pour la première fois de l’année à cause d’un accident, à moins de 800 mètres de la sortie. J’ai mis presque 30mn à m’en sortir. Et non, contrairement à d’autres, j’ai pas pris la bande d’arrêt d’urgence. Y’a un type qui nous a tous doublés, il devait aller à 80km/h, je venais de me déporter un chouilla pour laisser passer une moto, j’ai failli perdre un rétro. Tant d’incivilité me tue. Et si tout le monde faisait pareil, ils avanceraient comment les pompiers ? Bref après un rapide coup de fil à ma patronne pour lui demander de prévenir la crèche que j’arriverai probablement en retard (la prochaine fois je noterai le numéro et j’appellerai directement, vu qu’elle a reçu mon message à 19h40, soit 2h40 trop tard pour que ça me soit utile), je me dépatouille enfin de ce bourbier de mauvaise humeur. Non parce que si vous immobilisez une autoroute sur 4 voies, forcément ça génère de la mauvaise humeur. Et au retour, tout pareil, enfin presque, ce fut laborieux, je hais la N7. Mais le gnome y a trouvé son compte durant les 45mn qu’ont duré le trajet. Il frétille à la moindre évocation d’un camion, on s’en est donc donné à cœur joie, le point culminant revenant à un camion transportant sa deuxième idole, un tractopelle. Il en bavait de bonheur.

 

Le problème c’est qu’à la maison on manquait de camions, c’était donc à moi de faire toute l’animation. Et 10mn après mon retour au Bocal pour un week-end de feignasse (bon ok non, j’ai prévu de faire du ménage tout plein partout, du fond de la baignoire jusqu’à l’évier de la cuisine, par contre j’ai pas prévu de faire les vitres, je déteste les baies vitrées, et il fait que pleuvoir de toute façon, elles seront à nouveau dégueulasses demain soir) le poulpophone sonne. Quoi, moi, me lever demain matin pour aller garder le gnome ? Par principe j’ai refusé, j’aime pas être prévenue à peine 12h à l’avance. Et ça leur fera du bien de pas bosser un peu histoire de voir leur gamin. Gamin qui passe tout son temps avec moi à demander l’œil humide « Papa ? Papa ? Papa ? Papa ? » ou pour varier un peu « Mama ? Mama ? Mama ? Mama ? ». Vous noterez la richesse du vocabulaire. Non, c’est pas vrai, il connait d’autres mots, mon petit nom à moi c’est « Nana », oui, comme le chien dans Peter Pan. Mais Papa et Mama il les appelle environ 50 fois à la minute. Donc ils vont me faire un planning histoire que je sache à l’avance quels samedis je vais gnomiser.

 

Pendant ce temps mes cosmos pointent le bout de leur nez, mon micro-jardin va enfin ressembler à quelque chose, ça me comble de joie. C’est pas comme l’oseille qui est en train de crever dans son pot parce que le Koala a pris au pied de la lettre les recommandations de sa maman sur l’arrosage. Visiblement, ça n’a pas besoin de deux litres de flotte par semaine. C’est pas demain la veille qu’on va se faire une soupe. C’est pas grave, armée de mon petit livre de la minceur j’arriverai à cuisiner des trucs comestibles et pas trop déprimants caloriquement parlant. Là je vais aller au lit me plonger dans le Grand Livre des Gnomes, ou juste emmerder le Koala. En ce moment il farfouille le net à la recherche d’animations flash d’expériences ou de concepts scientifiques, des trucs sérieux, ça l’absorbe totalement, c’est l’occasion idéale pour glisser mes mains glacées dans son cou. Et c’est fou comme des mains de Poulpe peuvent se refroidir en tapant un article.

par Poulpette publié dans : Recettes en direct du Bocal
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Mercredi 2 avril 2008


Ce que j’avais oublié dans cette histoire de régime, c’est qu’à la base, la nourriture, c’est le carburant du corps. Bon j’avais aussi oublié que deux kilos, ça se voit absolument pas et que c’est pas avec ça que je serai moins serrée dans ma robe bleue. On en reparle dans 5kg. Bon mais c’est pas là que je voulais en venir. Non, le problème c’est la fatigue. Parce que normalement, si on augmente les dépenses et qu’on réduit les arrivées de nourriture, le corps, pour continuer à fonctionner, il doit puiser dans les réserves. Là il a juste décidé de me signaler que je suis épuisée. Je me sens vidée, molle, crevée, le gnome semblait peser dix tonnes dans mes bras, monter les escaliers me semblait nécessiter un effort sur-poulpien, bref mon corps n’a pas encore compris le concept de « puiser dans les réserves « pour fonctionner, il attend stupidement que je le remplisse. Et j’ai faim. Des brûlures d’estomac tellement ça se crispe là en bas, je produis des litres de salive, la tête qui tourne un peu en fin d’après-midi, le fruit qui me sert de goûter ne suffit visiblement pas à tenir entre les deux repas. Je vais peut-être troquer les tomates contre les bananes pour 17h sous peine de tourner de l’œil dans la voiture, ce serait vraiment stupide.

 

 

 

Oui je sais je ne parle plus que de ça, mais c’est un fait, la nourriture est au centre de ma vie, si je mange pas, faut que j’en parle, j’y pense tout le temps, faut que ça sorte. J’ai refait mon joli tableau excel avec le joli graphique qui va avec, j’ai eu un peu de mal, je fais les calculs à la main vu que je sais pas rentrer une formule, mais c’est joli. Et ça descend. La catégorie « Plus que… » est passée de 24 à 22kg. Restons motivé ! Trouvons des petites récompenses. Je proposerais bien un restau japonais (c’est bon mais c’est surtout light le poisson cru) mais le Koala risque être un peu occupé. Il fait un pont au mois de mai. Et donc il doit « rembourser » le vendredi où il ne travaillera pas. Au lieu de donner ses deux heures de cours habituelles le vendredi 2 ou 9 mai (j’ai oublié), il est prié d’animer la journée Portes Ouvertes de son pénitencier un samedi de 8h à 13h, heures supplémentaires non payées, faut pas déconner non plus, manquerait plus qu’on le paye pour aller bosser, tiens ! Donc il risque être moyen content pour sortir un soir, surtout qu’il veut prendre un peu d’avance dans ses cours. Alors je pense proposer ça à la fin du mois, dans la mesure où j’aurai continué à fondre comme poulpe au soleil. Je pourrai alors porter ma jolie robe bleue. Qui me serre toujours à la poitrine, c’est la bonne nouvelle du jour. Non parce que j’ai pas spécialement envie de fondre de la poitrine, je préfère perdre du reste d’abord. J’envisage de mettre des flèches partout sur mon corps au gros feutre noir pour indiquer à mes bourrelets lesquels doivent partir en premier.

 

Cette semaine j’ai tenté de me coucher tôt. En même temps que le Koala, quoi. Résultat, je passe une heure à le regarder s’endormir chaque soir. Et je suis quand même épuisée. Donc ce soir on tente de se coucher à 22h30. Et demain je me lève tôt. Pas après 10h en tout cas. Si, si, promis, j’ai même mis l’alarme. Et 12h ça devrait me suffire non ? Je sais bien que même après 10h de sommeil je suis épuisée et j’ai du mal à émerger, mais si je fais du sport au saut du lit, ça devrait me réveiller. Bon ok, après le petit dej. Et après un grand verre d’eau. J’ai beau boire plus d’un litre chaque jour, quand je me réveille j’ai soif. Et faim. Mais j’ai faim en me couchant aussi, donc je pense que c’est pas lié. Je vous entends d’ici me dire que je pourrais me lever à 7h si je me couche à 22h30, mais franchement non, tous les matins je me réveille quand le Koala se lève, ou quand il rigole comme un fou dans la cuisine avec Coloc (que peuvent-ils trouver de si drole à une heure pareille sérieux ?), et tous les matins dés qu’il est parti je replonge dans le sommeil, à condition qu’aucun voisin pervers ne se mette à jouer du marteau ou de la tondeuse.

 

22h, hop je me change en citrouille et je file au lit, j’espère ne pas mettre trois heures à m’endormir, ça changera un peu de d’habitude.  Et si le Koala ronfle, au moins je serai déjà endormie et ça me dérangera pas.

par Poulpette publié dans : Recettes en direct du Bocal
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   La vie trépidante d'un jeune Poulpe aux prises avec un monde hostile et la vie de son Bocal. Des Tranches de Poulpe en vrac, et parfois de Koala aussi. La vie dans un Bocal est plus captivante que ce qu'on pourrait croire (si, si, promis). Servez-vous, y'en aura pour tout le monde !  

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