Quel jour on est?

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Dimanche 14 juin 2009
 


Plus le temps passe et plus c'est difficile de revenir écrire, manque d'inspiration, toujours les mêmes histoires d'instit, ça lasse de ne parler que de ça, c'est pire quand on vit dans un milieu enseignant, on a l'impression de ne rien avoir d'autre dans la vie. Mais j'ai pas mal de temps libre en ce moment, ça sent la fin d'année, plus d'excuse foireuse genre un mémoire de 30 pages à rédiger, des validations à rendre, des inspections à préparer. Le mémoire est rendu et validé, les validations validées, les visites bouclées, bref je passe à l'étape suivante qui est d'attendre de savoir quel sera mon poste à la rentrée. La réponse tombera fin juin, ou début juillet ou fin août ou début septembre. Comme ça vous en savez autant que moi sur le sujet. Bref dans l'attente d'une indication sur ce qui va m'arriver (pitié pitié pitié pas de maternelle) je ne fais rien, je me laisse vivre, j'évite de stresser. Enfin j'essaye, mes plaques sur les bras sont d'un avis différent semble-t-il. Même si l'annonce de mon futur poste me plonge dans un stress sans nom, c'est rien à coté de ce que je vais vivre si j'apprends où je tombe à la dernière minute, genre la veille de la rentrée comme ça arrive souvent dans les histoires qu'on se raconte entre nous, on connait des gens à qui c'est arrivé, et sinon, on trouve toujours quelqu'un qui connait quelqu'un à qui c'est arrivé, il manque juste le feu de camp au fond d'une forêt sinistre pour l'ambiance histoires d'horreur.

 

En attendant on s'occupe comme on peut. La prof de français par exemple nous a fait réaliser un roman-photo. A ce propos sachez juste que la production de mon groupe (on était 4) à base de playmobils et de magie noire sur fond d'IUFM a remporté tous les suffrages, c'est le meilleur et le plus original jamais vu par la prof selon elle. Je pense qu'elle a abusé de substances illicites. Si je savais comment mettre une image avec les bulles et tout, je vous ferais partager les aventures de trois étudiantes à l'IUFM qui, en cherchant la salle du prochain cours, se retrouvent ensorcelées par une fiole étrange et vivent de palpitantes aventures. Mais voilà, j'en suis incapable, tout comme j'ai été incapable de comprendre comment mettre en ligne une vidéo sans la mettre sur youtube (d'ailleurs, j'sais plus non plus comment faire pour la mettre sur youtube, je suis lamentablement nulle en informatique). Et oui, je suis payée avec vos impôts pour faire ce genre de truc, ça me fait halluciner aussi. Mais ça compense le début d'année scolaire où j'ai cru craquer plus d'une fois sous la pression.

 

A ce sujet, notre déléguée adorée nous a demandé un bilan de l'année pour le transmettre lors de la réunion des délégués de toutes les sections avec la directrice. Alors j'ai repensé à cette année écoulée, au positif, au négatif, à l'IUFM, au reste... Certains formateurs ont eu un comportement plus que limite, comme celle qui prenait les heures de cours pour des tribunes syndicales, nous distribuant des tracts au lieu de nous expliquer comment construire une séquence, parlant dans le dos des collègues... C'est lors du premier stage groupé (les 3 semaines en maternelle avant Noyel) qu'elle m'a appris que plusieurs filles de la section étaient en difficulté, disant même que Machine avait été sortie de son stage pour des raisons de sécurité, qu'une autre était en mauvaise posture. Avais-je besoin de connaître la situation de ces personnes? Avait-elle le droit de divulguer leurs problèmes à toute la section? Et avait-elle besoin de me mettre autant la pression pendant cet entretien au point que j'ai pendant un moment envisagé de tout plaquer et retourner torcher les gamins des familles aisées au SMIC? Sur ce dernier point, avec le recul, j'ai compris, il s'agissait de vérifier que les stagiaires sont assez forts pour résister au métier. Mais sur le coup, j'ai juste super mal vécu cette période, d'être désignée devant toute ma section comme ayant des problèmes, c'était franchement humiliant, j'aurais aimé qu'elle vienne me parler en privé pour me fixer un RDV et qu'on en parle au lieu d'attendre d'avoir réuni toute la section. Et je sais que les deux autres filles qui ont été convoquées en même temps que moi l'ont mal vécu aussi, et n'avaient pas envie d'un RDV à 3, d'étaler ça devant deux autres filles après avoir été affichées devant toute la section.

Mais tout n'a pas été négatif, on a eu des cours enrichissants, le choc du premier stage m'a permis de beaucoup progresser, j'ai rencontré des gens sympas, mon école de stage filé du lundi est top, et même si on a été surmené jusqu'à la fin avril, les mois de mai et juin sont une douce récompense une fois le mémoire rendu et soutenu avec succés.

Une fois lancée, je me rends compte que j'ai plein de choses à dire, mais ça touche un autre sujet, donc je coupe mon flot de paroles en deux et j'en garde un peu pour demain. C'est la suite directe du bilan de l'année vu du coté de ma super copine, la Balance.

Par Poulpette - Publié dans : Recettes en direct du Bocal
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Mercredi 8 avril 2009

 

M'en veuillez pas si je parle sans arrêt des gamins, même mes jours libres, la preuve hier, j'étais libérée de mes cours à l'IUFM (c'est bien d'être dans le groupe 2 des fois, sauf que ce matin j'avais cours à 8h alors que le groupe 1 dormait) j'suis retournée à l'école pour le plaisir. Pour le plaisir et aussi pour accompagner les 4 classes de grands (CE1, CE2-CM1, CM1-CM2 et CM2) à une représentation théâtrale sur l'environnement. Le dernier espoir de Gaïa que ça s'appelle la pièce. L'histoire d'un gamin de 11ans normal qui pour son anniversaire reçoit une lettre du futur, accompagnée d'un Bidule électronique. La lettre vient de 2050, c'est un autre gamin qui raconte comment est la vie, la pollution, le manque d'eau, les espèces disparues, les réfugiés climatiques, les pluies acides... et qui lui demande de changer le futur et de sauver Gaïa (la Terre pour les non-initiés à la mythologie grecque).


Et le petit garçon se dit que, bof, 2050 c'est loin, et puis qu'est-ce qu'il va y changer lui? Il est trop petit, et il ne peut rien faire à son niveau de toute façon. Alors le Bidule provoque des situations qui le forcent à réfléchir: à un moment il n'arrive plus à respirer, et il mourra s'il ne trouve pas « un nouveau mode de cheminement » (oui parce que le Bidule parle par énigmes, c'est un truc Bidulesque, pouvez pas comprendre). Ça parle en fait de la pollution des voitures, sur ce qu'on peut faire pour éviter de s'en servir, mais au niveau des enfants. Et ce qui est bien dans la pièce c'est que le héros découvre tout un tas de petites situations à sa portée pour agir, comme choisir des emballages réduits plutôt que des paquets individuels suremballés quand il fait les courses avec sa maman, aller à l'école à pied vu qu'il habite à moins d'un kilomètre de l'école, à quoi servent les bouteilles qu'il met dans la benne de recyclage, combien coûte une télé en veille sur une facture EDF, qu'on peut donner ses vieux jouets à des associations au lieu de les jeter quand on en a marre...


Bon alors honnêtement, je n'ai rien appris de nouveau, c'est vraiment de l'éco-citoyenneté de base, tout le monde sait qu'il faut fermer le robinet quand on se lave les dents, que c'est beurk de ne pas trier ses déchets (surtout quand on a des bennes de tri, sinon, c'est vrai que c'est un poil plus problématique), que les sacs plastiques ça tue des gentils dauphins, que le pétrole on peut vivre sans, mais que le jour où y'aura plus d'eau potable on sera bien emmerdé, que l'océan monte, que les glaçons fondent, bref rien de neuf. Sauf que c'était apporté avec assez de simplicité, de façon agréable, drôle le plus souvent, mais pas ridicule, ça restait assez sérieux pour être crédible. Les gamins ont adoré, à tel point qu'ils ont réfléchi en sortant du théâtre et qu'ils ont demandé aux maîtresses si on ne pouvait pas rentrer à l'école à pied au lieu du bus. Vu qu'on avait moins d'un kilomètre à faire, c'était largement possible, ce fut d'ailleurs agréable et joyeux (sauf pour la gamine qui parlait à sa copine et qui n'a pas vu le lampadaire se jeter sauvagement sur elle, elle a désormais un troisième œil tout bleu au milieu du front). En plus le chauffeur il était content, il devait nous ramener à l'école puis revenir à la piscine juste à coté du théâtre pour prendre une autre classe et vu qu'on était un poil en retard, ça lui mettait tout son planning en vrac, il a pas dit non.


Et pour changer de sujet, j'vais vous raconter comment j'ai failli faire tourner de l'œil ma voisine de l'amphi cet aprem sans la toucher, la regarder ou même lui parler. Aujourd'hui c'était collecte mobile de sang à l'IUFM, j'ai donc été y faire un tour à midi après manger, j'adore me faire chouchouter (et croyez-moi, quand vous leur dites que la pièce tourne un peu et que vous avez la tête vide, ça rate pas, ils sont encore plus sympas, même qu'ils t'apportent ton verre de jus de fruit au lit et tout). J'ai eu droit au traditionnel pansement trop serré à retirer au bout de 2 heures, ce que j'ai fait, montre en main, c'est une horreur, on peut pas plier le bras avec ça. Il se trouve que j'étais en cours en amphi. Et quand j'ai ôté le truc, ça a fait comme si j'avais ouvert le robinet, j'ai vu une goutte suinter lentement et se former à la surface de ma peau, et d'un coup, le déluge, le truc qui se met à couler à flots, la voisine a failli se trouver mal le temps que je recolle le coton là-dessus histoire d'éviter de me vider de ce qu'il me restait de sang. Et donc j'ai eu vite fait de quitter la salle de façon très discrète (obligeant toute une rangée à se lever pour passer, j'suis sûre que la prof n'y a vu que du feu, surtout que j'étais juste en face d'elle) pour me faire coller un autre pansement à enlever ce soir uniquement. Bonne idée, parce que quand j'ai voulu regarder à 18h si c'était bon,ça continuait à couler, plus doucement certes, mais ça coulait encore. Là ça va, c'est bouché, je peux dormir tranquille. Mais quand je pense que j'ai été jetée du don de plaquettes parce que je coagulais trop vite même avec anti-coagulant et que je bouchais les machines, j'y comprends plus rien!


Et bientôt en ligne, une vidéo de dressage de chat avec dans le rôle principal, Wilson, le chaton de 9 mois et 4,7kg, tout en muscle, rien que pour vos yeux émerveillés.

Par Poulpette - Publié dans : Recettes culturelles (ou pas)
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Tranches de vie d'un Poulpe dans son Bocal, entouré de son Koala et de ses chats. De tout et n'importe quoi, école, régime, vie quotidienne, états d'âme et autres...

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